On entend souvent que les personnes qui participent à des retraites sont des personnes en souffrance, des personnes qui traversent des épreuves lourdes, qui vont mal, qui cherchent à réparer quelque chose de cassé en elles. C’est une vision qui rassure, presque. Elle permet de se dire : “ce n’est pas pour moi”. Et pourtant, quand on regarde de plus près, la réalité est toute autre. 95% des personnes que j’accompagne ne viennent pas parce que leur vie s’effondre, elles viennent justement parce que tout tient… et que malgré ça, elles ressentent l’élan profond de sortir de leur cage dorée.
Ce sont des personnes qui ont construit une vie stable, qui ont un travail, une famille, un cadre sécurisant. Elles sont bien, sincèrement. Elles ne cherchent pas à tout envoyer valser, elles ne sont pas en rupture avec leur vie. Et en même temps, quelque chose en elles murmure qu’il existe une autre manière de vivre, de ressentir, d’être au monde. Une nuance plus fine, plus vivante, plus libre. Une sensation difficile à expliquer, parfois même dérangeante, comme si tout était là… sauf l’essentiel.

Je me rappelle très bien de ce moment dans ma propre vie. Tout allait bien. Vraiment bien. Sur le papier, il n’y avait rien à changer, rien à remettre en question. Et pourtant, à l’intérieur, je sentais que je n’étais pas complètement en face avec moi-même. Il y avait comme un décalage subtil, quelque chose que je n’arrivais pas à nommer, une sensation que je passais à côté d’une part de moi. C’est ce moment-là qui m’a amenée à faire un pas vers le développement personnel et le développement spirituel, il y a plus de quinze ans maintenant.
Ce pas n’a pas tout bouleversé du jour au lendemain, il a ouvert une porte. Une porte vers la rencontre avec moi-même. Une porte vers le courage d’être moi, vraiment. Poser mes limites, questionner les croyances que j’avais intégrées sans les choisir, me détacher des injonctions auxquelles j’adhérais sans même m’en rendre compte. Ça a été un chemin profond, parfois inconfortable, souvent libérateur, et surtout profondément vivant.
Aujourd’hui, à travers les retraites que j’organise, ce qui me touche profondément, c’est de pouvoir ouvrir ces espaces-là. Des espaces où d’autres personnes viennent faire ce chemin d’elles à elles-mêmes, sans avoir besoin de tout casser dans leur vie. Juste en osant aller se rencontrer. Parce qu’au fond, il y a une vraie richesse à offrir au monde quand on apprend à mieux se connaître et à être pleinement soi.
Sortir de sa cage dorée ne veut pas dire tout casser. Ce n’est pas une révolte contre sa vie, ni un rejet de ce qui existe déjà. C’est une ouverture. C’est ce moment où l’on ose regarder au-delà de ce qui fonctionne pour aller rencontrer ce qui vibre. C’est s’autoriser à dépasser ses peurs, à explorer, à ressentir autrement, à se découvrir dans des espaces où le mental ne dirige plus tout. C’est une démarche profondément thérapeutique, dans le sens le plus vivant du terme : une expérience qui vient remettre du mouvement, de la conscience, du lien à soi.

Et c’est exactement ce que le témoignage de Carine vient illustrer. Une personne bien dans sa vie, solide, construite, et qui pourtant a senti cet appel. Celui d’aller voir plus loin. Celui d’oser sortir de sa cage dorée, non pas pour fuir sa vie… mais pour la vivre autrement.
Quand Céline m’a parlé de la retraite, j’ai dit oui tout de suite comme une évidence. J’ai toujours eu l’envie de voir autre chose – aller au cœur de ceux qui sont dans la vrai vie. Alors m’approcher des Maasaï a été la réponse. Et j’étais finalement soulagée de vivre cette aventure sans mon mari, pour en profiter pleinement.
Ce que j’avais mis dans ma lettre était vrai et j’étais pressé sans l’être, la prise de billet, la réception du carnet de voyage et préparation m’ont laissé le temps me conforter dans l’idée que ça allait être une aventure incroyable et que j’avais eu raison de dire oui. Même si effectivement, ça me sortait complétement de ma zone de confort. Le retour seule dans l’avion m’a conforté sur le fait que je n’avais besoin de personne pour faire les choses (quelque chose que j’ai toujours revendiquer sans me le prouver à moi-même)
Je ne suis pas parti dans l’inconnu total, connaissant Céline depuis longtemps, je savais que ça allait être une expérience particulière (même si c’est ma première retraite et que je n’avais aucune idée de ce que ça impliquait) – je n’ai pas eu peur, ni d’appréhension car je ne sais que trop bien que je suis capable de rentrer dans ma bulle et faire semblant (mais j’aurai été déçu que ça se passe comme ça)
En fait, j’étais prête à plonger dans l’inconnu et dans un esprit ouvert à tout – aux rencontres, aux échanges (je ne pensais pas autant d’ailleurs), à l’inconnu, aux différences de culture … en fait j’attendais tout ça et j’en avais peut-être besoin finalement.

Étonnement pas une seule fois j’ai douté avant le départ ou pendant le voyage. J’ai eu un doute au 1er atelier, quand Céline est partie en transe, je n’étais pas prête. Mais j’ai écouté mon corp au lieu de ma tête et j’ai déverrouillé mon système lacrymal inconsciemment et mes larmes se sont mises à couler sans vraiment de raison.
Quand j’ai cherché à reprendre mes esprits, une musique (celle du film Intouchable) est passée et mon cœur a explosé (rien que d’en reparler gloubs) C’était la bonne musique au bon moment car elle est symbolique pour moi. Quand mon fils est devenu animateur, il a fait une chorégraphie très émouvante dessus et ça été le moment où je me suis dit : ça y est, il est parti de la maison, il prend son envol.
C’est un sujet compliqué pour moi … encore maintenant d’ailleurs. J’ai du coup réalisé que j’avais beaucoup de sujets qui me faisaient mal et surtout que je n’avais rien résolu, seulement tout verrouillé. Quand ça s’est passé, je me suis éloignée et je n’avais pas vu que Céline était proche. Elle m’a demandé si elle pouvait me toucher (je ne suis pas tactile habituellement) j’ai dit oui et c’est là que je me suis dit qu’il fallait que je me laisse aller et que je laisse les choses arriver sans jugement, ni retenue.
J’étais en confiance, et en phase d’observation concernant le groupe. Ce n’est qu’au 1er atelier que j’ai compris que Sylvie et toi étiez les thérapeutes … la fille qui débarque quoi😊. L’ambiance était très sympa et enthousiaste. A l’intérieur, je voulais profiter de chaque instant, chaque paysage car ça devait être une expérience unique. Je ne savais pas comment trop réagir en découvrant les Massai, alors je suis resté un peu en retrait. J’en ai pris plein les yeux avec le voyage en voiture et mon enthousiasme était grandissant.
Finalement, ça a été naturelle de le faire car j’étais prête à le faire. Je suis parti en confiance avec votre groupe. Et de toute façon je m’étais mis en tête que tout se passerait bien et qu’il ne pouvait en être autrement. Donc tout ses bien passé. Je n’ai pourtant pas l’habitude des lâcher-prise mais là ça s’est fait naturellement.

A la fin du 1er atelier quand j’ai ouvert les vannes. Et j’ai confirmer le lendemain quand chacun s’est exprimé et que j’ai commencé à parler de moi … chose que je ne fais jamais. Les mots sortaient tout seul et reflétaient vraiment ce que j’avais au fond de moi. Les barrières sont tombées et c’est la dynamique et la bienveillance du groupe qui a fait ça. Et aussi peut-être le fait que je ne connaissais personne.
Je ne m’étais rien imaginé car je n’ai jamais eu à faire connaissance avec un peuple différent. Donc je n’y avais pas pensé à l’avance. Et en fait, je suis resté quand-même timide et j’aurai pu aller un peu plus vers eux, mais je ne savais pas trop comment interagir avec eux, je n’ai pas su comment être « naturelle » (alors que je l’étais avec le groupe) c’était bizarre comme ressenti. Peut-être la barrière de la langue, je ne sais pas. Mais j’y retourne et je compte bien corriger ça.

Ça a surtout confirmé ce que je pensais au fond de moi. Nous ne sommes pas faits pour le « métro – boulot – dodo » que l’éducation ou notre environnement nous propose (impose). Ça m’a confirmé que je veux vivre autre chose. Mais quoi et comment ? car d’un autre côté, j’aime le confort que me procure cette cage.
J’ai commencé à petite échelle à mettre en place des fondamentaux – je fais mon potager maintenant … youpi !!! Bon ok c’est ridicule, il faut bien commencer par quelque chose. Je m’ouvre un peu plus à mes amis ou collègue et maintenant quand je pose la question : Comment vas-tu ? j’écoute la réponse et je vais même plus loin si besoin. Il y a encore beaucoup de chemin.
Voilà plusieurs mois que je m’intéresse à ce que l’esprit est vraiment capable de faire et que je me dis qu’il y a autre chose – dans la puissance de l’esprit et dans l’âme. Je reste persuadée que l’on peut s’élever beaucoup plus. J’ai eu plusieurs moments fort, la cascade, les troupeaux de girafes qu’on a croisé, les enfants Massai, pied-nu dans le sable. Mais le plus fort pour moi a été l’atelier dans le désert.
Devant ce volcan, où j’ai essayé de décharger le feu qui était en moi dans le sable chaud (qui me paraissait froid). Les pieds et les mains dans le sable, je suis parti très rapidement, j’ai ressenti l’ancrage (je ne savais pas ce que c’était) j’étais ancrée et en même temps mon esprit était au-delà de ça … difficile à expliquer mais ça a été très fort. Je sais que Sylvie m’a rejoint et du coup je ne sais pas si c’est mon lâcher-prise ou elle qui m’a aidé à déclencher tout ça. Mais c’était un moment incroyable pour moi.

Je ne sais pas encore si j’arriverai à revivre un moment comme celui-là car c’était un ensemble de chose, associées les unes aux autres qui ont fait que j’ai tout lâché, la dynamique et l’esprit du groupe, ce paysage incroyable, ce désert chaud, le thème de l’atelier ou Sylvie. Mais un moment très fort et juste pour ce moment, merci mille fois.
J’avais l’impression que mes mots n’étaient plus dictés par mon cerveau mais par mon cœur, c’est bizarre comme sensation, mais ça fait du bien. Je ne prends jamais la parole en public pour parler de moi et là, zéro barrière, même pas l’appréhension de ce que vont penser les gens. Je ne me suis pas reconnue.
Au quotidien (perso et boulot), je gère tout, c’est moi qu’on appelle quand il y a des problèmes, je reste une pro. Mais la vraie moi, (à part peut-être mon mari et des amis qui me voient) personne ne la connaît et je veux plus de ça. Et le groupe a réussi cette prouesse, je me découvre, je me pose des questions, je m’intéresse à moi-même. J’ai encore beaucoup de boulot car avec le retour à la réalité les barrières ne sont pas loin, et il faut que je me force à ne pas les remettre. Car en fait, je réalise que c’est sympa d’être vraie et sans filtre.
J’ai toujours dit que je n’aimais pas les gens et que j’avais un côté asociale et que je m’en fous de la vie des autres, mais ce n’est pas vrai – je disais surement ça pour éviter que les autres s’intéressent à moi ou posent trop de question … à étudier 😉 Mais après cette expérience, je veux continuer, la vie est trop courte pour rester cachée. J’aime découvrir et écouter les gens et leurs histoires, j’ai envie de les aider, ça pourrait également m’aider. Comme je l’ai dit au groupe, je veux apprendre à me connaitre vraiment, pas juste la façade que je ne connais que trop bien.

Je me suis enrichie de chacun de vous, maintenant je pense vraiment les mots qui sortent de ma bouche. Je n’ai plus peur de parler de moi et de ce que je ressens. J’arrive à dire naturellement à mon entourage que j’ai fait une transe, alors que ça n’aurait jamais été possible avant. J’en veux plus.
Ce qui est marquant c’est mon attitude avec vous, qui influe sur ma vie actuelle. Mais aujourd’hui je me dis que j’aurai aimé connaitre ça plus tôt et ne pas perdre de temps. Je ne me posais pas de question sur la vis ici comme un robot. Je faisais les choses parce qu’il fallait les faire. Aujourd’hui, je veux faire les chose parce qu’elles ont un sens ou résonne en moi. Sinon je fais pas.
Mais clairement, et je vous aurais accompagné en Ethiopie si l’envie de faire découvrir la Tanzanie à mon mari n’était pas aussi forte. J’imagine, que tu as eu le temps de m’étudier et que tu sais ce qui pourrait m’aider à avancer, alors si tu as des ateliers qui pourraient me correspondre, je compte sur toi pour me les proposer … Marseille, n’est pas si loin.
J’aimerai rajouter que vous êtes des femmes incroyables, vous savez observer et ressentir les gens, et lire entre les lignes. Vous m’avez apporté énormément et m’avez ouvert les portes à la découverte de moi-même. Je suis consciente que j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir, mais c’est bon d’explorer son moi profond.
Un grand merci à toi avec ton grand cœur et ta joie (et tes capacités d’organisatrice 😉), à Sylvie avec son regard et son aura puissants qui voit bien au-delà et qui sait, à Alexandra avec sa gentillesse, sa sincérité et sa sensibilité et à ma talentueuse copine qui évolue comme je l’ai toujours souhaité pour elle.

Sortir de sa cage dorée, ce n’est pas une décision spectaculaire que l’on prend du jour au lendemain, c'est un mouvement intérieur, une ouverture, un moment où l’on s’autorise à écouter ce qui appelle, même si tout va bien en apparence.
Le témoignage de Carine vient mettre des mots sur ce passage-là. Ce moment où l’on dit oui sans tout comprendre, où l’on se laisse traverser, où l’on découvre une autre façon d’être à soi, aux autres, à la vie. Et peut-être qu’en lisant ses mots, quelque chose en toi a résonné. Peut-être que tu t’es reconnu dans cette sensation d’avoir une belle vie… et en même temps cette envie d’autre chose, sans savoir exactement quoi.
Si c’est le cas, je t’invite simplement à aller découvrir les retraites que j’organise, que ce soit en France ou ailleurs. Prends le temps de regarder, de ressentir, de voir ce qui t’appelle. Il n’y a rien à décider dans l’urgence, juste à te laisser toucher par ce qui fait écho en toi.
Et si tu as des questions, des doutes, des peurs, ou simplement l’envie d’échanger, je suis là pour ça. Tu peux prendre ton téléphone, m’écrire sur WhatsApp ou m’envoyer un mail. On peut en parler simplement, sans pression, sans engagement. Parfois, juste poser ses questions permet déjà d’y voir plus clair.
Et si une retraite te parle, envoie-moi un message et je t’enverrai le dossier d’information avec tous les détails pour que tu puisses te projeter pleinement.
Il n’y a rien à prouver, rien à forcer. Juste peut-être un pas à faire vers toi.