Quand, à la fin du premier week-end Terre de Tribus en août 2025, les enfants présents nous ont demandé à Céline et moi de recommencer, de revivre quelque chose ensemble, de créer une nouvelle aventure pour qu’ils puissent revenir… on a été remplies de joie.
Parce qu’honnêtement, avec les adultes, on connaît la puissance du collectif dans les retraites. On sait ce que ça crée, ce que ça ouvre et où ça emmène. Mais avec les ados et les enfants, c’était une première.
Et ça a fonctionné encore plus vite, encore plus fort, encore plus naturellement qu’on ne l’aurait imaginé.
Alors on a décidé d’aller plus loin et de créer une retraite parent ado désert Maroc. Une expérience intergénérationnelle où enfants, ados et adultes pourraient vivre ensemble quelque chose de profondément humain dans le Sahara marocain, entre trek, bivouac, ateliers, rencontres et partage.
Parce qu’au fond, tout ce que je cherche à transmettre dans mes retraites et mes accompagnements, ce sont ces graines d’humanité. Des graines de liberté, d’écoute, de respect, de solidarité, d’authenticité et d’inspiration. Des graines plantées dans les cœurs pour que chacun fasse ensuite pousser sa propre forêt intérieure ( fille de jardinier !!! ).
Et on savait déjà, pour l’avoir vécu nous-mêmes, que le désert pouvait offrir ça.
Évidemment, mon fils Joan faisait partie de cette première édition.
Et je savais qu’il allait kiffer. Il aime le défi, la randonnée, le dépassement de soi, sortir de sa zone de confort. Mais ce que j’aime surtout dans ces espaces-là, en tant que maman, c’est que je découvre mon fils autrement.
Je ne vois plus seulement mon enfant dans son rôle au sein du foyer. Je découvre profondément l’humain qu’il est et l’homme qu’il devient au-delà des habitudes, de l’école, des attentes et des rôles invisibles que chacun prend dans une famille.
Je vois les graines plantées depuis des années pousser sous mes yeux. Je vois son caractère s’affirmer. Je découvre des couleurs que je ne vois pas toujours dans le quotidien. Je vois son courage, sa place naturelle dans le groupe, son humour, son humanité, sa façon d’aimer et d’inclure les autres.
Et je le trouve profondément beau. Évidemment physiquement, parce que je suis sa mère et que mes enfants sont les plus beaux du monde. Mais surtout beau dans son cœur et dans son âme.

Dans ces espaces-là, il n’y a rien à corriger, rien à contrôler, rien à éduquer. Il y a simplement à être, découvrir, rencontrer et partager.
Pendant cette première édition de Graine d’Human au Maroc, Joan a vécu cette aventure entouré de sa sœur, de sa petite cousine et de son petit cousin. Et là encore, j’ai vu les liens se renforcer autrement.
Depuis le retour, sa petite cousine l’appelle “Jojo mon cousin d’amour” et réclame de le revoir. Parce que ces expériences ne s’arrêtent pas quand on rentre du désert. Les liens continuent de vivre. Les regards changent. Les souvenirs restent. Et chacun revient avec une nouvelle perception de lui-même, des autres et de la relation.
Alors tout cela, moi, je vous le raconte avec mes mots de maman.
Maintenant, c’est à Joan de vous raconter son expérience avec ses propres mots.
Personnellement ce qui m’a redonné envie de partir pour graine d'Human c’est cette cohésion inexplicable entre chaque personne qui était présente à terre de tribu. Lorsque on passe un moment banal avec quelqu’un qu’on apprécie bien, le moment est bien, mais notre relation avec celui-ci n’évolue pas alors qu'à terre de tribu, comme à n’importe quelle retraite, ces liens sont formés dans l’émotionnelle directement.
On se lie par le cœur et non par la pensée et pour moi j’avais besoin de revivre ce lien, de le solidifier, de le redécouvrir et de rire.
Je pense qu’avec ma réponse précédente on peut deviner ce que j’étais venu revivre mais je vais développer. Alors dans un premier temps le terme revivre est faux pour moi car il est impossible de revivre et de retrouver les émotions, les moments, les rires que l’on a pu avoir à terre de tribu donc je dirais plutôt que je suis venu pour découvrir et non REdécouvrir.
Chaque retraite est différente, chaque moment vécu est un nouveau livre, chaque jour passé ensemble est un nouveau chapitre, chaque heure, minute, seconde, rire, atelier, est une page qui s’additionne à notre roman fantastique ou poétique ou même lyrique, et tout ceci forme une harmonie si belle que c’est inoubliable. Et c’est ça que je suis venu “revivre”.

Je pense que dans un premier temps que je lui demanderais pourquoi lui a t’il besoin de mon aventure pour s’imaginer ce qu’il a bien pu se passer, par la suite je lui dirais la phrase culte de ma mère “ce qui se passe dans une retraite reste en retraite”.
Et enfin pour terminer je lui dirais que s'il a besoin de savoir, ce qui ce passe en 4 jours, alors qu’il vienne vivre son expérience de son plein gré et qu’il ne se fasse pas de fausses images et ne s’imagine rien de faux sur des erreurs de compréhension maladroite. Et je rajouterais que demander ce qu’une personne vit c’est avoir peur de vivre ceci de soi-même et ne pas se faire confiance pour oser se lancer dans des aventures qui paraissent farfelues mais qui sont au final extraordinaire.

Désolé maman mais je suis obligé de répondre quelque chose de négatif pour commencer ma réponse.
Alors avant d'exposer quelque chose de positif, il faut commencer par le début avant la retraite, lorsqu’on s’inscrit à une aventure comme celle-ci, en connaissant les personnes, qu’il va y avoir et que nous avons déjà vécu une aventure ensemble il y a des doutes du style :
“ Est ce qu’on va revivre la même chose ? ”
“ Est ce que cette fois ci ce ne sera pas diffèrent et ça va me décevoir ?”
Et pour ma part, ce style de questions ça m’arrive à chaque expérience que je vis et généralement je n’y pense pas. J’avais réussi, jusqu’à 1 semaine avant l’expérience, des nuits à ne pas dormir, à essayer de prévoir ce qu’il va se passer et essayer de faire en sorte que tout se passe bien dans sa tête et laisser son esprit tranquille et vivre l’expérience comme elle se doit d’être vécu.
Par la suite, on va aborder un sujet plus positif quand même, alors les moments qui m'ont marqué ce compte pas, ne se décrive pas, ne s’explique pas et ne s’exprime pas, encore une fois comme pour terre de tribu je ne suis personne pour vous dire ce qui va vous marquer ou bien vous décevoir, ce n’est pas à-moi de vous dire ce que vous adorerez ou détesterez.
C’est à vous de vous faire votre propre idée, ce n’est pas à moi Joan, 16 ans de le dire, ni à Celine ou même Patrick, ni ceux mariés ou divorcé, ni aux parents ou enfants, ni aux retraités ou étudiants, ce que va vivre cette personne. Créez-vous vos souvenirs, vos moments inoubliables et ne vivez pas sur ceux des personnes que vous connaissez ou que vous ignorez.
Je pense que ma réponse précédente est largement suffisante pour répondre à cette question aussi.
Personnellement le fait d’être entouré d’adultes, enfants ou ados n’étais pas gênant. Vu que j’ai été habitué depuis petit à vivre ensemble, avec tous les âges. Alors forcément quand j'arrive avec des personnes qui ne sont pas de mon âge, et bien je m’adapte. On fait comme s'ils avaient notre âge, on inclue tout le monde, peu importe l'âge, dans nos blagues, nos moments, nos délires et nos pensées, afin de passer une bonne aventure ensemble. Et c’est comme ça que je pense que chaque personne devrait faire et je vais appelé ça le SIR (s’adapter, inclure, rire).

Alors oui ça a forcément changé quelque chose par apport à ce que je pensais initialement mais pas seulement. Dans un premier temps j’essaie de savoir à l’avance ce qu’il va se passer, puis je me déçois, par la suite je déconnecte le cerveau et je profite, donc oui ça a changé et ça m’a fait plaisir, et si je devais vous conseiller UNE chose avant de partir c’est de ne penser a rien sauf à ce que vous allez manger en revenant (MacDo).
Je pense que j’ai appris beaucoup de choses et je ne dirais pas ce que j’ai appris car je veux que vous le découvriez par vous-même. Mais tout ce que je peux vous dire c’est qu’il est impossible de tout connaitre sur les personnes que l’on connait ou qu'on ignore, que la vie est bien différente selon dans le milieu dans lequel on vit et qu’il est interdit de se plaindre peu importe notre situation car il y a forcément pire que la nôtre.

Aujourd’hui ce que je dirais à un adulte ado ou enfant pour lui dire de venir ? Je vais couper la question en trois parties.
MERCI

Et parce que cette première édition nous a profondément marquées… parce qu’on a vu des enfants, des ados, des adultes et des nomades grandir ensemble dans une simplicité bouleversante… parce qu’on a vu des générations, des cultures, des histoires de vie et des façons de vivre totalement différentes se rencontrer avec une évidence presque magique… l’édition 2 de Graine d’Human est déjà lancée.
Et cette fois-ci, on est allées encore plus loin.
Plus longtemps.
Plus profondément.
Du 28 février au 6 mars 2027, nous repartons dans le Sahara marocain pour une immersion de 7 jours et 6 nuits avec cette envie encore plus forte de créer un espace où les différences deviennent une richesse, où les générations se mélangent, où les cultures se rencontrent et où les humains se découvrent bien au-delà des rôles, des habitudes et des étiquettes.

Un espace où chacun apporte quelque chose à l’autre.
Où les enfants inspirent les adultes.
Où les adolescents prennent leur place naturellement.
Où les nomades nous rappellent une autre façon de vivre le lien, le temps et l’essentiel.
Si cette aventure résonne à l’intérieur de toi, si toi aussi tu ressens l’appel du désert et l’envie de vivre une expérience profondément humaine, tu peux me contacter pour recevoir toutes les informations sur cette nouvelle édition de Graine d’Human ou venir vivre Terre de Tribu ( 7 au 8 aout 2026 dans le Gard). Pour lire le témoignage de Joan de son expérience Terre de Tribu c'est : ici