Retraite initiatique en Afrique : le témoignage d’Audrey après son immersion au cœur de la culture Massaï

Cette retraite initiatique en Afrique dépasse largement l’idée du voyage. Avec HUMAN, il est question de rencontre, d’humanité, de vivant, de reconnexion à soi à travers une terre, un peuple, un rythme, une culture et des expériences qui viennent toucher profondément l’intérieur de l’être humain.

Audrey, vous l’avez déjà lue ici sur ce blog. Depuis plusieurs années, elle a accepté de témoigner sur différentes expériences vécues à mes côtés. J’aime particulièrement lui donner la parole parce qu’elle possède cette sensibilité rare qui raconte l’humain avec sincérité, simplicité et profondeur. Ses mots viennent du cœur et ça se ressent immédiatement.

Cet article possède une saveur particulière.

Aujourd’hui, Audrey partage son expérience vécue lors de la retraite HUMAN en Tanzanie en janvier 2026.

Girafe en liberté au coucher du soleil pendant la retraite initiatique en Afrique HUMAN en terre Massaï.
Crédit photo : Céline Machy

Une retraite initiatique en Afrique entre humanité, vivant et reconnexion à soi

La retraite HUMAN est une retraite initiatique en Afrique de huit jours, pensée comme une immersion au cœur du vivant et de l’humanité, où chaque année nous partons à la rencontre d’un peuple premier pour vivre des expériences humaines profondes mêlant rencontres culturelles, partage du quotidien, connexion au vivant et ateliers thérapeutiques destinés à rencontrer, développer, libérer et reconnecter sa propre humanité.

Quand Audrey a commencé à répondre à mes questions, un premier jet est arrivé. Puis je suis venue la chercher plus loin. Je lui ai demandé de retourner dans ses souvenirs. De reconnecter son corps aux scènes vécues. De retrouver les sensations, les odeurs, les regards, les battements de son cœur, les émotions précises traversant son corps à certains instants. Je lui ai demandé d’aller chercher les mots du vécu. Les mots qui vibrent. Les mots qui racontent réellement une expérience intérieure.

Et cette démarche a pris un sens encore plus fort à travers le contexte de vie qu’elle traversait.

En février, Audrey a vécu un grave accident de ski. Le genre d’événement qui bouleverse un rapport au corps, au temps, au quotidien et à la vie elle-même. Le genre d’expérience qui oblige à ralentir pendant des mois, à récupérer physiquement, à traverser émotionnellement et à accueillir une autre façon de vivre le présent.

Alors cet article a pris une autre dimension.

Comment cette retraite initiatique en Afrique a transformé la vision de la vie d’Audrey

Lui proposer de témoigner, l’accompagner dans cette écriture, reconnecter ensemble les souvenirs de cette retraite initiatique en Afrique, les émotions vécues, les images gravées dans son cœur… tout cela est devenu ma petite contribution pour l’accompagner dans sa reconnexion à elle-même. Comme si retourner dans cette mémoire du vivant, de l’humanité et de la simplicité lui permettait aussi de retrouver une partie d’elle-même au milieu de tout ce que la vie venait transformer.

Et je crois profondément que ça se ressent dans ses réponses. Alors aujourd’hui, je ressens beaucoup d’émotion, d’amour et de gratitude à l’idée de partager ses mots ici.

Et surtout, je ressens une immense joie de voir Audrey vivante, entière, debout et toujours profondément connectée à la beauté de la vie.

1. Si tu devais revenir au tout début… à l’instant où tu as dit oui à cette retraite en Tanzanie, qu’est-ce qui t’appelait profondément à ce moment-là de ta vie ?

Ce qui m’a appelée profondément, c’est de revoir les Massaï, ailleurs, autrement, et apprendre d’eux. Et cette fois avec la connexion aux animaux sauvages puisque nous allions au Giraffes Eco Lodge. Humanité et vivant, c’est la base de la vie.

Ça a eu un sens profond pour moi de revoir l’Afrique noire profonde après le Maroc et son désert.

Mon cœur palpite. Mes yeux s’écarquillent. Je sens tellement que ma place est là-bas. Je suis impatiente de voir les animaux sauvages vivre à côté et les Massaï vivre en harmonie là-bas. C’est une sensation de reconnexion au vivant, au tout, et de retrouvailles avec les Massaï.

2. Quand tu es arrivée là-bas, dans ce décor, au cœur de cette terre… qu’est-ce que ton corps a ressenti en premier, avant même de mettre des mots ?

En arrivant en terre Massaï, j’ai eu la surprise en voyant la couleur du sol : gris, couleur volcanique. Avec le vert des arbres et des touffes d’herbe. Mon âme d’enfant était excitée de se dire que j’allais faire des découvertes nouvelles.

Audrey entourée de femmes Massaï pendant la retraite initiatique en Afrique HUMAN au cœur de la culture Massaï.
Crédit photo : Céline Machy

Et puis j’ai entendu des voix se rapprocher… mon cœur s’est remis à palpiter. J’avais un sourire impossible à arrêter. Et le bonheur de me mettre à danser avec elles parce que j’avais appris à danser au Kenya.

Mais tout de suite, un besoin s’est fait ressentir au fond de moi, puissant : je ne pouvais pas vivre ces émotions fortes sans mes amies ( j'étais dans le 1er 4X4 ). J’ai recommencé au début quand les autres 4x4 sont arrivés.

3. Est-ce qu’il y a un moment précis où tu t’es dit intérieurement : “ok, là je suis exactement à ma place” ? Raconte-moi ce moment comme si on y était avec toi.

Quand on est arrivé au camp et que les femmes nous ont accueilli en chantant et dansant, nous étions le premier véhicule, qu’elles m’ont mis un collier comme elles autour de mon cou, m’invitant à danser avec elles… qu’une a pris le temps de m’apprendre le refrain de leur chant en me regardant bien face à moi pour que je lise ses lèvres et que je vois son magnifique sourire… que mes bases de danse maasaï sont revenues naturellement… la je suis clairement dit « je suis à ma place! »

Ce moment est tellement inscrit dans mon cœur ! Je me suis sentie tellement bien et heureuse! Elles m’auraient dit « tu es notre soeur » ça aurait eu le même impact sur moi.

4. Tu es quelqu’un qui chemine déjà beaucoup sur toi depuis plusieurs années. Qu’est-ce que cette retraite est venue toucher de différent, de plus profond ou de plus vrai chez toi

Clairement c’est la première fois que je sens vraiment la cohésion du groupe vraiment profonde ! Je me suis dit que cette fois vu qu’on était dans un espace ou c’était confort, il y avait plus d’échanges, d’interactions, de préoccupation envers l’autre et du coup beaucoup plus d’échanges. Mon humanité a grandi. Me sentir plus en communication avec tout le monde, plus soucieux de l’autre et dans le partage avec authenticité et bienveillance, ça m’a rappelé que c’est important, que je ne sais pas être autrement et que je suis dans le juste et le beau de la vie

Je ressens dans mon coeur de la joie et de l’apaisement. Je suis cette humaine qui a besoin de la présence de l’autre et de l’échange bienveillant et simple. C’est tellement naturel chez moi que je me sens entière et sereine.

Moment de connexion émotionnelle entre participantes lors de la retraite initiatique en Afrique HUMAN.
Crédit photo : Céline Machy

5. Dans les rencontres avec les Massaï, qu’est-ce qui t’a le plus bouleversée ou remise en question dans ta manière de voir la vie ou l’humanité ?

On ne fait pas parce qu’il faut faire ! Rien n’est obligatoire ! On fait parce que c’est juste, c’est maintenant, c’est le bon moment. C’est fait avec méthodologie et au bon rythme. Chacun est dans l’entraide, dans le soucis du bien être des autres, chacun a son rôle, tout le monde est dans le partage.

Je parle de leurs traditions et particulièrement de la remise de notre engudi, bâton qui nous relie entre le ciel et la terre, qui ne pouvait se faire que dans l’enclos sacré des vaches, au lever du jour le matin. On s’adapte pour accueillir. Mon humanité a pris le sens du partage dans le respect de chacun et des valeurs, selon le bon rythme sans stress. 

Je me suis sentie détendue, relâchée. J’ai oublié le temps, je ne regardais plus l’heure. Je vivais surtout par rapport au soleil, en dehors des heures de rdv. Et j’ai ressenti le choc vraiment en rentrant à la maison! Tout allait tellement trop vite pour tout ! Et moi j’ai continué à être détendue dès que je pouvais pour rester connectée à eux.

6. Si tu devais choisir une journée parmi les huit, celle qui t’a le plus marquée… laquelle serait-ce, et pourquoi ? Raconte-la comme une histoire, du matin au soir.

C'est le jour 3 : “L’extraordinaire et l’émerveillement : richesse de notre humanité.”

Le matin arrive doucement, je le sais parce que même si le soleil n’est pas encore levé et qu’il fait encore nuit, les oiseaux se remettent à chanter. Je reste allongée en écoutant le chant mélodieux ! Dès que le soleil se lève je vais à la douche et je me prépare à cette nouvelle journée chaude. Le matin devrait être cool c’est dans la piscine. L’atelier thérapeutique commence, je vois les premiers participants, je me dis c’est mon tour. Je me sens apaisée dans l’eau.

Mais quelque chose coince : je n’arrive pas à aller au fond de l’eau. Je laisse aller les choses avec les mots que j’entends et j’arrive à mon objectif. Je suis sereine pour l’après midi où nous l'allions en randonné découvrir une cascade.

Atelier thérapeutique dans l’eau pendant la retraite initiatique en Afrique HUMAN au cœur du vivant.
Crédit photo : Céline Machy

Cette randonnée sous le soleil pour atteindre la source sacrée qui les fait survivre, ok ce sera à ma portée et je serais en harmonie avec le soleil. En réalité j’ai marché avec une seule intention positive : je n’aurais pas l’insolation comme au Kenya !

Cette marche a été dure. Il a fait très chaud avec peu d’ombre. Je me suis calée sur le rythme du maasaï nous accompagnant : Ipanga.

Et je me suis répétée « polé polé, à ton rythme! Tes ancêtres viennent d’Afrique! Le soleil est ton ami ». J’ai géré. La fin de la marche m’a mise à l’épreuve face à ma peur du vide, encore une fois, j’ai visualisé cette fois Sébastien ( Intervenant lors de la 1ere édition de Terre Sauvage en Guadeloupe 2022 ) qui me disait « y a pas de réel danger! Même pas peur ! Un pas après l’autre! On avance ! » 

Quel spectacle ! Des paysages splendides, avec cette rivière! Et puis ce travail de folie fait par les maasaï pour mettre ces tuyaux emboîtés les uns aux autres et qui suivent la vallée, les creux et les montagnes, jusqu’à être enterrés dans le sable gris du désert. 

La marche est moins chaude. Et nous arrivons enfin à l’endroit où il faut continuer dans la rivière ! Que c’est fou d’être la! On continue la randonnée et on arrive enfin à la cascade ! La source! C’est grandiose! On se baigne et on repart ! La marche de retour se termine avec la pénombre, une autre ambiance pour découvrir le désert. Les humains Maasaï repartaient vers leurs villages respectifs et nous saluaient en nous voyant, ils nous reconnaissaient du giraffes eco lodge

Pendant cette journée je suis émotivement entre 2: d’un côté l’émerveillement et la joie, de l’autre la souffrance et le courage. 
Mon corps s’est tendu vraiment à 2 reprises : d’abord dans l’eau de la piscine où je n’arrivais pas à plonger et je me suis sentie comme en danger de l’eau! C’était peut être ça qui me mettait en difficulté ! Et puis le 2eme moment c’est quand j’ai eu le premier vide ( passage sur un pont ) où il a fallu que je me concentre pour avancer et ne pas tomber ou m’arrêter comme je faisais avant!

Puis j’ai vu l’émotion de Manue, en hyper responsabilité. Et là je me suis dit « non tu es seule responsable de toi même! Prouve lui! Tu sais faire! Vas y! Tu y gagnera » et j’ai mis ce qu’il fallait en place pour réussir.
Mon coeur bat fort pour l’expérience. Et en me retournant et voyant le chemin parcouru j’étais en joie ! 

Et à la fois je sens ma sécurité avec les maasaï, je suis tranquille. Et je me sens battante! J’ai décidé d’y arriver avec mes ressources en moi! Mon énergie est du coup concentrée sur moi même en mode guerrière

7. À l’inverse, est-ce qu’il y a eu un moment inconfortable, une résistance, quelque chose qui t’a challengée intérieurement ? Qu’est-ce que ça t’a appris sur toi ?

Ce qui m’a été le plus difficile c’est l’aller en 4x4 où le chauffeur allait trop vite sur la piste et où j’ai cogné fort la tête en me tordant le cou parce que dans une accélération j’ai décollé de mon siège. Ce que ça m’a appris : oser dire les choses quand on sent que c’est utile et important et que ça peut changer l’histoire. 
J’ai eu le même chauffeur au retour et cette leçon m’a servi! J’ai osé lui poser mon inquiétude et il a conduit prudemment le retour.

Le moment dont je me rappelle et qui a fait quelque chose de fort en moi, dans mon cœur, c’est le moment où les yeux fermés ( lors d'un des ateliers thérapeutiques de Sylvie et Manue ) j’ai reçu les mots de chaque participant dans mon oreille. Ces forces/visions/valeurs aux yeux des autres humains qui sont en contact avec moi à l’autre bout de la planète m’ont vraiment émue profondément.
J’étais tellement heureuse, en joie et en amour de dire mes mots à chacun, que quand c’est venu à moi j’ai senti mon cœur battre fort, ma respiration que je retenais et mes larmes sont montées.

8. On parle souvent de transformation dans ces expériences… mais concrètement, qu’est-ce qui a bougé en toi pendant ces jours-là ?

Avec les retraites Human j’ai beaucoup évolué. Je me sens plus humaine, en lien avec les autres et le vivant en général, connectée à tout ce qu’il y a autour de moi. Je suis émerveillée par la nature et les animaux, j’observe beaucoup. Et je sais être en phase avec ce que je ressens, je peux me couper de relations ou de situations qui ne correspondent plus avec ma vision du vivre ensemble en harmonie avec le vivant et dans la joie, le respect et la liberté, dans l’accueil de ce qui est là au moment présent.

Aujourd’hui avec cette évolution je me sens apaisée. Mon corps est détendu. J’ai fait de la place autour de moi et je suis proche d’humains qui ont des valeurs communes avec moi.

Récemment on m’a félicitée en me disant « c’est pas donné à tout le monde de s’écouter, de déterminer ce qui est bon pour soi » et ça m’a fait plaisir. C’est enfin la sincérité, la vérité et naturelle! Sans attente. 
Désormais je suis sûre de moi, de qui je suis. Ça circule en moi, avec fluidité, dans tout ce que je fais ou dis. Je suis entière et bienveillante.

9. Tu portes déjà en toi une forte connexion à l’humanité, à la solidarité et à l’amour. En quoi cette immersion est venue nourrir ou transformer cette part de toi ?

Ce qui a bougé en moi suite à cette expérience c’est ma croyance en moi et mon humanité. Je suis qui je suis, gentille, tolérante, humaniste. Même si d’autres sont dans la méchanceté et le jugement envers moi et d’autres humains, ça n’entache pas mon humanité. Ça ne change pas mes valeurs. Je reste positive et empathique avec les autres et je ne veux plus changer cette part de moi. 

Mon cœur est plus calme, serein. Je me sens apaisée. Je n’ai plus à lutter. Et j’ai le retour en face! Je surprends, je suis remerciée et appréciée pour qui je suis. Donc j’ai raison de m’écouter et d’agir en adéquation avec qui je suis. Je ne suis plus en souffrance, à m’adapter tout le temps. Je suis ancrée et forte.

10. Est-ce qu’il y a une image, un regard ou une scène qui reste gravée en toi et qui résume à elle seule l’essence de ce que tu as vécu là-bas ?

Ce qui reste gravé en moi c’est les sourires et les rires de ces femmes, mes amies françaises et maasaï ! Cette joie de vivre, d’être ensemble et de se voir et partager ! Ça je ne l’oublierai jamais! 

Mon corps a envie de bouger, de rire, de chanter en pensant à ce moment ! C’est tellement la joie en moi! Mon visage s’illumine de mon sourire! J’ai envie de faire des câlins.

11. Le rythme là-bas est différent, plus lent, plus ancré… qu’est-ce que le “polepole” a changé dans ta manière de vivre les choses ?

Le "polé polé" a changé ma vie ! La bas d’abord, j’ai eu ce truc de les suivre dans le rythme qui était le bon sans stress et sans me pressée. Pas de réveil déjà ! Je suivais le soleil. Je ne me suis pas sentie pressée à aucun moment, ni avec les maasaï ni avec le groupe. 
Dans ma vie ici, à part les obligations, il n’y a plus de stress. Je prends le temps. J’observe beaucoup, j’analyse et je m’écoute. Mes priorités ont changé aussi! J’aime la vie et lui dit merci et il faut lui laisser le temps de s’exprimer. 

Avec ce rythme, mon corps et ma respiration se posent et j’y prête mon attention plus naturellement. Je respire ! Avant de partir, ce n'est pas l’heure, je ne sens aucune pression. À l’heure je fais ce que je dois faire toujours sans stress. Je me sens dans la douceur de la vie. Rien ne sert de courir, de stresser. Il faut vivre tout simplement. 

Femmes et enfants Massaï pendant une immersion humaine lors de la retraite initiatique en Afrique HUMAN.
Crédit photo : Céline Machy

12. Quand tu es rentrée en France, avec quoi es-tu revenue intérieurement ?

depuis mon retour je suis en paix. Je fais les choses à faire à mon rythme et avec qui je suis. J’exprime plus ce qui se vit pour moi, mes émotions, mes émerveillements, ce que j’ai envie de dire aux humains à côté de moi. Et je suis hyper positive tout le temps ! 
Cette paix je la sens dans ma tête, mon cœur, mes bras. Je me sens vivante simplement, humaine habitante de cette terre. J’ai une sensation d’unité au tout: je suis et j’appartiens à ce qui est.

13. Dans ton quotidien aujourd’hui, qu’est-ce que cette retraite continue de t’apprendre ?

Cette retraite m’a appris à ralentir, à prendre le temps de vivre les choses et apprécier la vie. La vie m’a d’ailleurs mise à l’arrêt après mon retour et je me reconstruis avec le temps qu’il faut.

Aujourd’hui, rien ne me paraît trop lent. Si j’accepte, je vis. Si je résiste, je subis. Voilà l’enseignement de cette retraite.

Quand je ralentis, je ressens tout ce que je vis intensément dans mon corps. Mes cellules vibrent fort. Je vis vraiment avec tout mon corps et avec mes émotions, je suis à l’écoute. Je suis ancrée au moment vécu: si c’est heureux j’exprime ma joie vraiment !

Si ça me touche, j’exprime mes sentiments ou ma tristesse. Je ne cache plus ce qui est là, que je sens en moi. Ralentir me laisse sentir, ressentir, exprimer ce qui est là. Je prends le temps de vraiment vivre tout simplement et intensément. Et l’émotion la plus présente est la zenitude, l’apaisement et l’alignement.

14. Si tu regardes ton chemin de vie avec du recul… en quoi cette expérience s’inscrit-elle comme une étape importante dans ton histoire ?

Depuis que je suis enfant, je ne fais pas de vagues. Je suis le mouvement avec le sourire. Aujourd’hui, je suis toujours cette petite fille qui a grandi, sauf que désormais je fais mes propres choix et je m’exprime aussi. Quand je regarde la femme que je suis devenue, je ressens de l’amour et de la fierté pour elle.

Je trouve beau de s’autoriser à vivre ce qui vibre fort, de se faire confiance et d’oser vivre ces expériences, même seule.

Participants de la retraite initiatique en Afrique HUMAN lors de la cérémonie de l’engudi avec le peuple Massaï en Tanzanie.
Crédit photo : Céline Machy

15. Aujourd’hui, si tu devais garder une seule chose de cette retraite comme une boussole intérieure… ce serait quoi ?

Ma boussole intérieure aujourd’hui, ce sont tous ces humains, enfants et plus âgés, qui ont le sourire, qui sont là les uns pour les autres et qui ne se plaignent jamais.

Je garde leurs visages à vie. Et surtout leurs mots : « polé polé », chaque chose en son temps.

La vie m’a mise face à cet enseignement après mon retour avec un grave accident de ski. La vie aurait pu être complètement différente pour moi. Mais je suis vivante. Et je sais que c’est l’essentiel.Je prends le temps qu’il faut pour guérir. Il n’y a pas de chronomètre dans la vie.Je n’ai plus peur de la vie. Je vis à fond.

Mon cœur bat à ce rythme de vie, cette simplicité. Je suis en connexion avec l’autre et je sens mon ouverture face a ce qui se vit. Je partage les clefs qui s’ouvrent à moi quand c’est émotionnel, ou bien j’agis spontanément quand c’est un acte physique. Je n’intellectualise plus quand l’évidence est la et simple. Et je me dis que rien n’est plus urgent et important que la vie!

Le reste arrive polé polé et on doit accueillir, s’adapter et y aller avec authenticité et franchise, aligner à soi. Sans se forcer et en respect de l’autre. Tout le reste est détail et sans importance. 

Audrey jouant du tambour pendant une immersion culturelle et humaine lors de la retraite initiatique en Afrique HUMAN.
Crédit photo : Céline Machy

Une retraite initiatique en Afrique qui laisse une trace dans le cœur et dans la vie

Parce qu’aujourd’hui, ce que vous venez de lire dépasse largement le simple témoignage d’une participante à une retraite HUMAN. À travers les mots d’Audrey, il y a le récit d’une femme qui raconte ce que la vie lui a appris sur le fait d’être vivante. Sur l’importance de ralentir. Sur l’importance de ressentir. Sur la puissance du moment présent. Sur cette évidence que demain garde toujours sa part d’inconnu et que la vie peut basculer en un instant.

Et peut-être que c’est précisément pour cela qu’il devient essentiel de vivre pleinement maintenant. Aimer maintenant. Ressentir maintenant. Oser maintenant. Habiter pleinement sa vie pendant qu’elle se présente à nous.

Alors avant de terminer cet article, j’ai simplement envie de dire merci à Audrey.

Merci pour sa sincérité. Merci pour sa confiance. Merci d’avoir accepté d’ouvrir son cœur avec autant de profondeur et de vérité. Merci d’avoir pris le temps de replonger dans ses souvenirs, dans ses émotions, dans cette expérience vécue au cœur de l’Afrique et de l’humanité.

Et surtout… j’ai envie de lui dire que je l’aime fort.

Parce que derrière ces mots, il y a une femme profondément humaine, sensible, courageuse et lumineuse. Une femme qui traverse la vie avec authenticité et avec cette capacité rare à continuer d’aimer la vie même quand celle-ci vient secouer fort.

Si ce témoignage résonne en vous, si quelque chose s’est ouvert à l’intérieur de vous pendant cette lecture, alors peut-être que HUMAN vous appelle aussi.

Et dans ce cas, je vous invite à me contacter pour venir vivre cette expérience à votre tour. Parce que certaines rencontres, certaines terres et certaines expériences viennent transformer bien plus qu’un souvenir de voyage. Elles viennent toucher l’intérieur de l’être humain pour longtemps.

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