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Emmanuelle Guiard-Paulos - Révélatrice de Potentiels

 

Coach développement personnel 

Coach business

Six Fours - Var - PACA - France 

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S'il suffisait d'aimer - Chapitre 2

(...) Ce jour là, je crois, je suis même certaine que je suis la femme la plus chanceuse et la plus merveilleuse de la terre entière...



L’histoire commence par le fait de se sentir femme.

 

J’ai bientôt 18 ans, et dans ses yeux, je ne suis pas une « ado bientôt majeure », je ne suis pas une petite fille, je ne suis pas la bonne copine toujours présente... Dans ses yeux, je découvre ce qu’être une Femme veut dire, avec toute la force et la puissance que cela implique de se sentir reine d’un homme à cet âge là... Dans quelques jours, j’ai 18 ans, et à ce moment là, mon histoire est un véritable conte de fée...


Romain m’écrit des lettres d’amour enflammées, et son petit truc à lui, c’est la rose rouge. Dans chacune de ses lettres, je retrouve ce même dessin. Et puis, il m’emmène au restaurant, il parait tellement heureux et fier de moi. De mon côté, il me fait découvrir tellement de choses que je ne connaissais pas, autant dans la relation de couple en dehors que dans l’intimité. Il est grand, fort et indépendant. Et souvent, très souvent maintenant, la rose rouge devient réalité. Il m’en offre régulièrement, sans raison particulière... 


Et puis, dans tout ça, il me raconte aussi son histoire de vie à lui, qui il est... Il me parle de son enfance compliquée aux côtés d’un père violent et infidèle, il me raconte ce petit garçon qu’il a été, ce sentiment d’insécurité qu’il a toujours ressenti à cause de son géniteur, mais aussi par le fait d’une Maman qui n’a pas su comment le protéger et qui, petit à petit, s’est enfermée dans une dépression... Je le vois fragile sous sa carapace d’homme, j’ai envie de le protéger, de lui donner de l’amour... 


Il me parle aussi de ses histoires d’amour passées, d’une ex petite-amie en particulier à qui il a tout donné, qu’il a porté, soutenu et encouragé de son mieux, de cette ex qui un jour, par surprise, l’a quitté sans prévenir alors qu’il avait tout fait pour elle, pour son bien-être, pour faire d’elle une femme heureuse et comblée...

Plus il me raconte, plus je prends conscience que Romain n’a pas eu de chance, que c’est simplement un garçon qui a eu une vie difficile et qui, à ce jour, est simplement à la recherche d’un amour pur et véritable... Un amour que je suis capable de lui donner ! 


Il me dit aussi avec insistance que de mon côté, j’ai tellement de chance d’avoir une famille, ma Famille. Que leur présence, leur soutien, mais aussi la sécurité financière que ma Famille m’apporte est une véritable opportunité pour moi et pour ma vie future, que je dois absolument en prendre conscience car c’est une chance que lui n’a pas. Tout cela, il ne l’a jamais eu et ne l’aura jamais car depuis toujours, c’est seul qu’il se débrouille pour s’en sortir... 


C’est avec cette histoire, son histoire à lui et ses ancrages, qu’il m’explique donc un de ses plus gros défaut : Romain est jaloux. Jaloux parce qu’il n’a pas confiance, en personne. Parce que si des personnes si proches ont pu le trahir, alors tout le monde est capable de le faire... Mais et moi dans tout ça ? Ne me voit-il pas ? Alors je lui explique, je lui répète que moi je serai là pour lui. Que moi je ne suis pas comme les autres. Que je ne suis pas comme celles de ses histoires d’amour passées. Moi je suis Emmanuelle et je veux lui montrer ce qu’est l’amour, le grand, le vrai, l’unique. Évidemment, inconsciemment, à ce moment là, je décide de prendre cette place et d’incarner « la sauveuse ». Ce rôle, je le prends comme un engagement envers moi-même, un engagement qui deviendra au fur et à mesure du temps, parfois ma plus grande force, mais aussi, à d’autres moments, ma plus terrible faiblesse... 


Quant à mes parents, mon entourage proche, ceux qui me connaissent, il ne sont ni ravis, ni rassurés de cette nouvelle rencontre. Ma Maman s’inquiète beaucoup de la différence d’âge qui nous sépare Romain et moi, mais elle s’inquiète surtout particulièrement de son omniprésence dans ma vie qu’elle ne voit pas d’un bon œil, car en effet, Romain est partout, dans chacune de mes paroles, chacune de mes pensées, chacune de mes sorties... il monopolise toute mon attention et ma vie. 

Cependant, notre relation n’étant pas vue d’un bon œil, les premières remarques, quelques peu maladroites, arrivent de la part de ma famille proche concernant la situation professionnelle de Romain. À ce moment là, il a repris le chemin de l’école dans l’objectif de devenir préparateur en pharmacie, mais tout ne se passe pas comme prévu dans l’établissement dans lequel il travaille, alors il est en arrêt maladie... Je sais pertinemment qu’il doit trouver une autre entreprise, un nouveau patron prêt à lui donner sa chance, sinon, son année sera perdue, foutue, tous ses efforts gâchés... Mais voilà, mes parents n’ont pas du tout ni la même opinion ni la même vision que moi sur cette situation, et le bref résumé qu’ils en ont fait est que : Romain a 23 ans, et il ne travaille pas. Peu importe la raison ou le pourquoi, clairement, chez nous, ce n’est pas le genre de situations où tu marques des points... 


Alors, pour la première fois, je prends les armes et m’oppose à mes parents et leur vision pour le défendre. Je lui trouve des excuses, toutes celles possibles, toutes celles capables de justifier sa situation... C’est la première fois d’une longue série. A partir de ce moment là, quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise, quoi qu’il ambitionne, je lui trouverai tout le temps une excuse qui explique son comportement. Une excuse pour le dédouaner, parce qu’après tout, il a été tellement malheureux jusqu’à présent... 

Alors je tente d’expliquer à mes parents ce qu’ils ne comprenne pas : Romain est seul. Romain est incompris. Romain n’est pas comme eux ! Parce que pour eux, tout est facile, parce qu’à eux, tout leur réussi. Parce que leur vie est simple. Et puis après tout, pourquoi se permettent-ils de juger mon amoureux sur sa situation professionnelle alors qu’ils ne connaissent rien du marché du travail en cette année 1998. De toute manière ils sont trop vieux. Et puis comment pourraient-ils le comprendre après tout, Maman n’a jamais travaillé de sa vie et Papa à sa propre entreprise dont il est le patron... 


Et puis, il y a eu cette phrase marquante. Cette phrase de ma grand-mère maternelle qui est devenue un ancrage : « Emma elle doit pas être avec un garçon comme lui, Emma elle doit être avec un médecin, un avocat... ». Cette phrase, j’ai voulu la combattre, dans ma tête de rebelle, il était inconcevable qu’elle devienne une vérité, alors j’ai combattu. Enfin, d’abord, j’ai vrillé ! On ne juge pas une personne à sa situation professionnelle, et puis l’amour, ça ne se décide pas en fonction du montant du compte en banque, ça se vit avec son cœur et ses tripes ! Alors, cette phrase deviendra une motivation, celle de lui prouver qu’elle a tord ! Mais plus que tout, avec cette phrase elle a surtout fermé la porte entre elle et moi, un effet collatéral... Elle a, très certainement sans le vouloir et se rendre compte de ce que ces paroles pouvaient provoquer en moi, casser ce lien et cette envie de me confier à elle concernant ce garçon. Je n’ai jamais pu lui dire qu’elle avait raison, que ce garçon n’était, en effet, pas fait pour moi, mais pour bien d’autres raisons que celle de n’être ni médecin ni avocat... des raisons bien plus sombres que ça...


Car oui, en l’espace de quelques jours, je me rends compte et je sens s’installer en moi un combat que je sais perdu d’avance quoi qu’il arrive : ce mec est génial, je l’aime tellement... mais ce mec me fait peur, alors fuis, fuis vite, loin de lui...


Pourquoi cette peur ?


Parce qu’il y a les jours où Romain est un homme tellement romantique et plein d’amour, et il y a les autres jours, ceux où je ne vois en lui qu’un homme torturé. Ces moments où il est si charmant et gentil, et les autres où il devient si exigeant en me faisant comprendre sans grande délicatesse que lui, ce qu’il cherche, c’est sa future femme et mère de ses enfants. Mais et moi, ce que je veux, ce dont j’ai envie dans tout ça ? Est-ce que je suis capable de porter à bout de bras un homme avec une histoire comme la sienne, de vivre à ses côtés et de l’apaiser ? Est-ce que je suis celle qui peut le rendre heureux ? Est-ce que je suis une femme assez forte pour vivre et supporter ses ambivalences ? Je sais que la réponse à toutes ces questions est « non », alors je fais le choix le plus secure pour moi, et je le quitte...

Je quitte Romain, et je pars me réfugier dans des bras que je connais bien, sur un terrain de confiance, mon ex copain.


Avec lui, je le sais en sécurité, je sais que depuis toujours, il ne veut que mon bien, je sais que je n’ai rien à craindre. Dans ses bras c’est simple, facile, sans reproche, sans question et sans ambiguïté. Alors, d'un coup, je comprends que je suis ici pour une raison bien particulière, je cherche je à me rassurer, et c’est en le retrouvant dans l’intimité que la réponse me frappe, je veux de cette vie là ! Une vie simple, une vie loin de l’obligation de devenir adulte trop vite, d’un coup, sans en avoir profiter... 


Évidemment, je ne me cache pas de l’avoir fait et j’assume totalement mon acte d’être retourné dans les bras de mon ex petit-copain. Après tout, Romain ce n’est qu’une histoire de 2 ou 3 semaines, je ne lui dois rien, et puis au final, celui qui devrait m’en vouloir, c’est mon ex non ? Après 4 ans de relation je suis partie avec l’un de ses amis donc si quelqu’un a quelque chose à me reprocher, à ce moment là, c’est bien lui ! Cependant, malgré mon acte, malgré ma fuite, malgré toutes les questions qui m’ont fait partir, le jour de mes 18 ans il est là, et devant toutes mes copines, il m’offre dans un écrin en rose rouge, une bague. Ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas d’une demande en mariage, c’est une bague de son amour...

Mais où en suis-je moi avec cet amour qu’il me tend ? 



Retrouvez les chapitres précédents :

Prologue

Chapitre 1