Se lancer comme thérapeute énergétique quand on a la vocation, les mains, le cœur — et qu'on se retrouve quand même à envisager de reprendre un boulot salarié. Ce n'est pas une question de talent. Ce n'est pas une question de légitimité. C'est une question de structure. Être chef d'entreprise est un métier à entière.
Depuis que j'accompagne des praticiennes du soin dans la construction de leur entreprise, je vois le même scénario se répéter. La femme qui transforme les gens avec ses mains, avec sa présence, avec ses outils — et qui s'épuise à courir après une activité qui ne tient pas. Pas parce qu'elle ne sait pas soigner. Parce que personne ne lui a appris à structurer ce qu'elle fait comme une vraie cheffe d'entreprise.

En France, l'entrepreneuriat n'est pas valorisé. Et quand en plus on exerce dans le soin, dans l'énergétique, dans l'accompagnement humain, il y a cette idée tenace que ça reposerait sur du don — et que du coup, ce serait une vocation, presque un service bénévole.
Sauf que ce n'est pas vrai. Ce qui fait une bonne thérapeute énergétique, ce n'est pas que du don. Ce sont des compétences, de la formation, des années d'expérience, une capacité à se mettre en transmission, un leadership qui s'est construit. Tout ça, ça se rémunère. Et ça devrait se rémunérer correctement — surtout si l'intention, c'est d'en faire son activité principale et de s'y consacrer pleinement.
Parce que même si on travaille dans l'énergétique, dans le subtil, dans l'invisible — on est incarné dans une société où on a besoin d'argent pour payer ses factures. La sécurité financière, dans notre monde, c'est de la sécurité primaire. C'est une sécurité matérielle de base. Et sans cette sécurité-là, on ne peut pas se mettre au service des autres dans les meilleures conditions. On ne peut pas être pleinement disponible, pleinement présente, pleinement dans le don de soi.
Concrètement, voilà ce qui arrive quand on ne structure pas son activité pour qu'elle tienne économiquement : on n'a pas assez de clients, ou on en a trop à des tarifs trop bas, ou le bouche-à-oreille ne fait pas le travail qu'on espérait. Et à un moment, il n'y a plus le choix. On reprend un mi-temps. Un emploi salarié à côté — parfois à temps plein selon les besoins financiers.Et là, c'est tout qui bascule. Parce qu'un emploi salarié à côté, ça prend de l'espace.
Ça prend de l'énergie. Ça prend de la disponibilité mentale, physique, émotionnelle. Et ce sont exactement ces ressources-là dont on a besoin pour être dans le meilleur de soi quand on soigne, quand on accompagne, quand on prend soin des autres.On ne peut pas être pleinement dans son métier de thérapeute énergétique avec un job alimentaire qui tourne en parallèle. Ce n'est pas une question de volonté. C'est une question d'énergie disponible.
C'est pour ça que structurer son entreprise de façon solide et sécurisée, ce n'est pas trahir sa vocation. C'est la condition pour pouvoir l'exercer vraiment — mettre toutes ses compétences, toute son expérience, tous ses dons au service de sa mission, sans avoir à les partager avec autre chose.Le syndrome de l'imposteur vient souvent s'ajouter à tout ça. Cette voix qui dit "je ne suis pas assez", "qui suis-je pour prétendre", "il y a des gens bien plus qualifiés".
Elle touche particulièrement celles dont le métier repose sur quelque chose d'immatériel — parce qu'on ne peut pas pointer ses calculs sur un diplôme d'ingénieur. Ce qu'on fait, on le ressent, on le vit, on le transmet. Alors on hésite à se montrer, on sous-facture, on attend d'être encore plus prête.Pendant ce temps-là, des gens cherchent exactement ce que tu offres. Et ils ne te trouvent pas.

Se montrer, ce n'est pas de la vanité. C'est permettre à ceux qui ont besoin de toi de te rejoindre.C'est exactement ce que j'enseigne dans mes formations. Pas du marketing générique. Une posture. Une structure qui part de qui tu es. Et le témoignage de Marie-Alice en est la preuve vivante.
1. Avant la formation — quand tu as décidé de te lancer dans cette formation création d'entreprise, dans quel état d'esprit étais-tu vraiment ?
J'étais bloquée dans l'expansion de mon entreprise. J'avais besoin d'avancer, de la faire évoluer et tourner. J'avais besoin d'aide et d'outils pour utiliser les réseaux sociaux et avoir de la visibilité. J'avais aussi une urgence financière quant à la fin de mes allocations chômage.
Qu'est-ce que tu vivais à ce moment-là dans ton activité ou dans ton projet ?
Je me sentais seule, dépourvue. J'avais déjà créé ma page Google, mon site internet, mon compte professionnel, édité des cartes de visite, des flyers, je commençais à participer à des salons... J'avais déjà mis en place et développé beaucoup de choses, sans avoir de résultat.
Qu'est-ce qui te freinait le plus avant de te faire accompagner ?
Certainement l'impression de ne pas être assez, pas légitime (ce fameux syndrome de l'imposteur...), le manque de connaissance en les outils nécessaires (logiciels, comptes etc...), un manque de confiance en moi certain pour oser, et peut-être une incompréhension de l'intérêt de créer du contenu sur les réseaux et me faire connaître moi aussi, en plus de mon travail.

Qu'est-ce qui t'a donné envie de me choisir comme formatrice pour t'accompagner ?
Une amie m'a parlé de toi, de ce qu'elle faisait en coaching avec toi et c'était totalement ce dont j'avais besoin ; le fait que tu proposes des prises en charge de ta formation et le point décisif était que tu avais également une dimension énergétique et spirituelle.
2. L'expérience de la formation — comment as-tu vécu l'accompagnement au fil des séances ?
Je me suis sentie soutenue, j'ai eu des réponses, de la compréhension, de la clarté et les bonnes méthodes pour la visibilité de mon entreprise.
Qu'est-ce qui t'a le plus marquée dans ma manière de travailler ?
Ton franc-parler, ton aisance à sentir et voir les gens au-delà des apparences et savoir conseiller au mieux grâce à ça ; le fait que tu partages ton expérience régulièrement pour nous faire comprendre que c'est possible quand on doute.
Est-ce qu'il y a eu un moment clé, une prise de conscience ou un déclic important pendant la formation ?
Oui, plutôt vers la fin de la formation, période où j'ai aussi lâché de mon côté, car en parallèle, ma vie personnelle a également beaucoup évolué.
Qu'est-ce qui a été le plus challengeant pour toi dans cet accompagnement ?
De publier régulièrement sur les réseaux.
Et à l'inverse, qu'est-ce qui t'a semblé le plus fluide ou naturel ?
L'écriture au sujet de mon travail, mon parcours, et de ne pas me forcer si ce n'était pas moi.
3. La transformation — aujourd'hui, qu'est-ce qui a changé concrètement pour toi dans ton entreprise ?
J'ai appris à me faire confiance, que je peux et que je sais faire, que je suis assez, que j'y arriverai même si c'est long. Je sais où aller et comment. J'ai développé plusieurs choses alors qu'avant ma formation je ne pensais pas pouvoir y arriver seule.
Qu'est-ce qui a changé en toi, dans ta posture, dans ta façon de te voir et de te montrer ?
Je n'ai plus "peur" de me mettre en avant. Je me fais confiance. J'avance à mon rythme mais sûrement. Je suis bien plus sûre de moi, et j'ai compris ce que je dois faire et pourquoi.
Si tu devais résumer ta transformation en une phrase, tu dirais quoi ?
Je dirais même que je résumerais en un mot : Empowerment.

4. Ton activité aujourd'hui — peux-tu nous expliquer ce que tu proposes avec "Voyage Intérieur" et à qui tu t'adresses ?
Je propose aux femmes débordées, qui sentent qu'elles ont besoin de se libérer, de changement, de retour à soi, d'une pause, d'un moment pour elles, pour revenir dans leur corps, leur cœur... Je propose un apaisement du mental, des émotions, des douleurs physiques... Je propose aux enfants hypersensibles un espace, un moment pour apaiser et libérer leurs émotions, pour se reconnecter à leur corps, à respirer calmement.
À s'apaiser également. À apaiser leurs douleurs. Je propose des soins énergétiques à domicile, dans la nature ou à distance pour les adultes, les enfants mais aussi pour les animaux anxieux et/ou douloureux qui ont besoin de s'apaiser. J'ai également créé des ateliers en extérieur pour apprendre et expérimenter les bases du bien-être, de la libération et de la gestion émotionnelle. Ces ateliers permettent de redécouvrir ses capacités naturelles pour gérer son être, et à se servir de ses propres outils en douceur.
Quelle est ta particularité, ce qui te différencie vraiment dans ton accompagnement de thérapeute énergétique ?
J'écris des contes énergétiques pour enfants que j'ai commencé à publier en version e-book sur Amazon. Je m'en sers également durant mes soins pour enfants. Ces derniers adorent, et leur efficacité a pu être évaluée de manière instantanée après les soins. J'écris des méditations guidées ainsi que des histoires immersives pour enfants, que je mets en format vidéo sur ma chaîne YouTube.
J'écris sur des sujets qui me tiennent à cœur sur le blog de mon site internet. Mais ma particularité reste mon expérience personnelle, mon parcours, mes différents enseignements, mon travail sur moi, ma réflexion, mon ouverture de cœur, mon écoute et ma personnalité. J'écris, je chante, je suis une artiste, je suis créative, et j'ai un petit côté décalé. Je ne suis pas comme tout le monde. Et je le suis de moins en moins.
Qu'est-ce que tu dirais à une personne qui ressent aujourd'hui qu'elle aurait besoin de venir te voir ?
Qu'elle est la bienvenue, que si elle ressent le besoin de venir me voir, c'est qu'elle a été guidée vers moi parce que c'est moi qui apporterai ce dont elle a besoin à ce moment précis. Il n'y a pas de hasard. Et je serai ravie d'apporter mon aide, peu importe la manière dont je le ferai.
5. Focus enfants — tu accompagnes beaucoup les enfants, notamment les enfants sensibles ou en difficulté émotionnelle. Quels sont les enfants que tu accompagnes le plus et dans quelles situations ?
Les enfants en colère, hypersensibles, neuroatypiques, qui ont du mal à s'exprimer ou exprimer leurs émotions.
Concrètement, comment se déroule ton accompagnement avec les enfants ? Peux-tu nous parler de ton approche à travers tes contes énergétiques ?
Évidemment le premier contact se fait avec le parent. Il m'explique les raisons pour lesquelles il souhaite que j'intervienne auprès de son enfant. Je lui explique le déroulement de mon soin : présentation à l'enfant, explication du soin, dessin de son humeur du jour, mise en place sur la table, conte énergétique avec histoire préalablement choisie pour lui en fonction de ses goûts, soin de libération, échange avec lui, puis dessin final pour évaluer de nouveau son état émotionnel. J'explique ensuite les "consignes" post soin.
Je parle beaucoup à l'enfant. Je lui explique et le rassure tout au long du soin, toujours en douceur et en présence. Ils adorent le soin car il s'agit avant tout d'un espace et d'un moment pour eux. C'est un soin libérateur mais pas sous forme de "contrainte". C'est ludique et atypique.
Ils sont intrigués, fascinés. Ils "travaillent" sans s'en rendre compte. Ils participent à leur propre bien-être, et en plus ils reçoivent un petit cadeau durant leur histoire-soin... Dans la vie, en général, les enfants viennent vers moi naturellement. Est-ce énergétique, mon enfant intérieur qui les appelle ou mon côté maternel ?! Peut-être même les trois en même temps. Peu importe, mon soin commence par ma présence...
6. Si tu avais un espace totalement libre pour t'exprimer, qu'aurais-tu envie de partager aujourd'hui, avec ton cœur, sur ton parcours ou ton activité ?
Je suis fière que mon parcours serve à aider les autres de cette manière. La douleur m'a ouvert le cœur au lieu de le fermer. Mes combats m'ont inspirée et mes expériences m'ont menée sur la voie (voix) de mon âme. Je sais désormais que je suis là où je dois être et je sais ce que je dois faire. Je suis alignée. Et c'est de cette manière que je saurai au mieux accompagner les adultes et enfants dans leur apaisement holistique, et soulager les animaux.
7. Pour te contacter
Si quelque chose a résonné — que tu sois en train de te lancer comme thérapeute énergétique, que tu exerces depuis un moment sans réussir à faire décoller ton activité, que tu te battes avec la question de te montrer ou de te rémunérer justement — alors cette partie s'adresse à toi.
La structure entrepreneuriale ne tue pas le soin. Elle le rend possible sur la durée. Elle te donne la sécurité financière sans laquelle on ne peut pas être pleinement au service des autres.
Tu peux découvrir mes formations en création et développement d'entreprise ici ou réserver un rendez-vous d'audit gratuit d'une heure en visio ou à Six-Fours pour qu'on regarde ensemble où tu en es ici